A PROPOS

Jacques Bollo (1931-2013)

 


Né à Monaco en 1931, Jacques Bollo étudie la peinture à l’Académie des Beaux-Arts

de Venise au début des années 1950. Il réalise sa première exposition à Monte-Carlo

en 1954.
En 1956, il part à Paris et fréquente l’atelier de La Grande Chaumière. Il rejoint ensuite l’atelier d’André Lhote en 1957, puis celui de Jean Bertholle en 1959. Son désir d’émancipation ne tarde pas, et en 1960, lors d’un voyage à Isolabona, dans l’arrière pays de Vintimille, il commence à rompre avec l’avant-garde et à peindre des paysages. A partir de ce moment, il s’emploie à une figuration non imitative donnant toute sa place au sentiment. En 1968, il passe l’été à Sardan (Gard) où il commence à peindre des intérieurs aux perspectives décalées.
En 1972, il expose à la Biennale de Menton, entre Francis Bacon et Graham Sutherland.
Dans les années 70, il collabore à des tentatives de formation d’un mouvement figuratif, et en juin 1978, il fait partie d’un groupe présenté par la galerie Bellint à Paris sous le titre “De la figuration”. Participent également à cette exposition-manifeste François Jousselin et Sam Szafran.
A partir de 1977, il commence sa série des vélos, qui fera l’objet d’une exposition et d’un livre en 2011.
En 2013, il participe avec 50 peintres italiens et français de renommée internationale  à l’exposition “Peintres d’aujourd’hui France-Italie” à Turin (Italie).

 

 

Libres propos recueillis en juin 2009.


La fièvre
Quand j’étais jeune et que l’on me demandait ce que je voulais faire, je disais « rien !». En 1952, je me rends à la Biennale de Venise avec un ami. J’avais peur de m’ennuyer. En sortant, je me suis dit : on peut tout faire avec la peinture. Je suis rentré chez cet ami. Je lui ai dit : prête-moi des couleurs.
Je me suis mis à peindre. J’avais la fièvre. C’était comme une révélation. (...)


L’ordinaire et l’intérieur
Je peins l’ordinaire. Comme disait le critique Mathieu Laurent, « j’ai peu de sujets mais ils comptent énormément. » Francis Ponge était capable de faire un poème avec des gouttes qui coulent le long d’une fenêtre. Je suis de cette famille. (...)